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| Galiana
Christophe « Cahut »
Cahut, c’est
mon oncle Henrique habitué à donner des surnoms
à chacun de ses neveux qui m’a surnommé
ainsi « Cahut ». Tout petit déjà,
dès l’âge de 12 ans, pour gagner quatre
sous durant l’été, nous partions avec
nos guitares mon cousin et moi sur les terrasses des restaurants,
des glaciers, des cafés. Nous chantions les chansons
de notre famille, de nos parents. Les gens appréciaient
notre musique qui pour nous uniquement était légèrement
déformé par notre manque d’expérience.
Je me souviens des clients sur les terrasses que nous appelions
« Notre public ». Nous étions respectueux
envers lui. Nous nous dépêchions après
avoir fait deux ou trois terrasses de nous diriger vers le
Mac Donald le plus proche pour y gaspiller notre recette que
nous n’avions même pas encore partagé ni
même compter. Il n’y a jamais eu de stratégie
pour notre éducation musicale. L’apprentissage
se faisait et se fait encore de nos jours lors de fêtes
gitanes, Noël, nouvel an, anniversaires et même
souvent sans aucune raison spéciale, dès qu’une
guitare, une voix commence à se faire entendre c’est
partie pour une nuit de fête et, comme dans notre communauté
la fête fait partie de la vie, nous avons toutes les
chances de progresser. Une ou deux années plus tard
nous partions avec nos oncles jouer aux Saintes Maries de
la Mer, terre et patrie des gitans. C’est ici dans cette
ville réputé par son pèlerinage, par
la Sainte Sarah appelé « Sara la noire »
que les gitans de la région et des régions voisines
viennent se produire.
Biographie
Suite
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